J’ai porté la Ring AIR tous les jours pendant plus d’un an. J’attendais la Ring PRO comme on attend la suite d’une série qu’on adore. Je l’ai payée de ma poche, j’ai patienté pendant des semaines de retard, je l’ai enfin glissée à mon doigt le 22 septembre. Et au bout d’une journée, mes données ont disparu de l’app.

Soyons honnêtes : ce test aurait dû être une formalité. Il est devenu quinze jours d’allers-retours avec le support d’Ultrahuman. Je vais tout te raconter, le bon comme le pénible, parce que c’est exactement ce que tu vivras si tu tombes sur le mauvais exemplaire.

Sommaire

Une longue attente avant même de la recevoir

La Ring PRO, c’est la troisième génération de bague d’Ultrahuman, après l’Ultrahuman Ring (le R1) sorti en 2022 et la Ring AIR en 2023. Elle est affichée à 499 € sur la boutique française, contre 379 € pour la Ring AIR. Elle est disponible en tailles 5 à 14 et en quatre finitions : Raw Titanium, Aster Black, Bionic Gold et Space Silver. De mon côté, je l’ai payée environ 449 € grâce aux 10 % de remise de mon lien de parrainage, le même que tu retrouves en fin d’article.

Je l’ai précommandée cet été. Ultrahuman m’a d’abord annoncé une expédition pour le 10 septembre, puis m’a prévenu qu’elle pourrait glisser au 14 septembre au plus tard. Elle est finalement arrivée chez moi le mardi 22 septembre. Rien de dramatique, mais quand tu paies près de 450 € une bague, tu remarques chaque date qui saute.

Déballage : la même excellence, en un peu plus massif

Premier constat à l’ouverture : elle ressemble énormément à la Ring AIR. Elle est un peu plus massive, et ça se sent au doigt. Les chiffres le confirment : entre 3,3 et 4,8 g selon la taille, contre environ 2,4 g pour l’AIR. Mais la qualité de fabrication reste exceptionnelle, avec un anneau monobloc en titane, et le packaging est toujours aussi soigné. Ultrahuman sait faire un produit qui donne envie avant même de l’allumer.

Boîte de l'Ultrahuman Ring PRO avec la bague posée sur son boîtier de charge
La boîte, la bague et son boîtier de charge. Côté packaging, Ultrahuman n’a rien perdu de son savoir-faire.

Sous le capot, Ultrahuman a revu la copie : processeur double cœur avec de l’apprentissage automatique embarqué, nouveau capteur cardiaque, et jusqu’à 250 jours de données stockées dans la bague sans synchroniser ton iPhone. La marque annonce une étanchéité jusqu’à 100 m. Détail rassurant pour un objet avec une batterie porté jour et nuit : la conception ProRelease permet de sectionner la bague plus facilement en cas de gonflement ou de blessure au doigt.

Capteurs à l'intérieur de l'Ultrahuman Ring PRO
L’intérieur de la bague, là où se cachent les capteurs. Toute l’électronique tient dans quelques millimètres de titane.
Ultrahuman Ring PRO en titane vue de trois quarts
La finition titane est impeccable. C’est sous cet angle qu’on voit que l’anneau a pris un peu d’épaisseur par rapport à l’AIR.

Quinze jours de SAV pour une bague neuve

Le lendemain de la réception, plus rien. Pas de données de sommeil, pas de score de récupération. La bague était à mon doigt, chargée, mais l’app restait vide. Trois nuits de suite.

J’ai tout fait dans l’ordre : charge complète, resynchronisation, consultation du centre d’aide, puis réinitialisation d’usine. Rien n’y a fait. J’ai donc écrit au support. La bague a fonctionné correctement pendant deux jours, puis a de nouveau lâché le 30 septembre. À ce moment-là, j’ai clairement suggéré un échange matériel, parce qu’une panne qui revient après chaque correctif, ça ressemblait furieusement à un défaut de fabrication. Spoiler : ce n’en était pas un.

Il faut être juste avec Ultrahuman sur un point : j’ai eu une réponse à chacun de mes mails, et des nouvelles quasiment tous les jours. Plus d’une vingtaine d’échanges au total. L’équipe a cherché, et elle a visiblement trouvé, puisque ma bague fonctionne parfaitement depuis presque une semaine.

Restait une question : qu’est-ce qui avait été corrigé ? Je l’avais demandé explicitement, par souci de transparence pour ce test, sans obtenir de réponse. J’avais promis de mettre cet article à jour si Ultrahuman me répondait. C’est chose faite.

Mise à jour du 9 octobre : le soir même de la publication, Ultrahuman m’a enfin expliqué ce qui s’était passé. La bague n’était pas en cause. Elle enregistrait correctement mes données pendant les nuits « vides ». Le problème venait de leurs serveurs, et plus précisément de mon ancienne Ring AIR, toujours associée à mon compte : ses relevés « bague non portée » étaient mélangés aux données de la Ring PRO, au point d’effacer certaines nuits ou de les laisser sans score. L’équipe technique a corrigé ça côté serveur, sans toucher à la bague. Ultrahuman ne m’a pas donné plus de détails sur les changements effectués, et préfère ne pas aller plus loin que ce qui a été formellement confirmé. Ça me va.

Si tu passes d’une Ring AIR à une Ring PRO et que des nuits disparaissent dans l’app, tu sais maintenant par où commencer : écris au support en précisant que tu viens d’une AIR. Tu gagneras sans doute quelques jours.

Quand elle marche, elle est redoutable

Une fois le problème réglé, la Ring PRO fait exactement ce que j’attendais d’elle. La qualité et la pertinence des données de sommeil et de récupération sont très, très bonnes. C’était déjà le cas avec la Ring AIR, et c’est pour ça que je l’ai portée chaque jour pendant un an. La PRO reprend cette base solide sans rien casser.

L'Ultrahuman Ring PRO portée à la main
Au doigt, elle se fait vite oublier, malgré ses quelques grammes de plus.
Ultrahuman Ring PRO au doigt et l'app Ultrahuman ouverte sur iPhone
La bague au doigt, l’app ouverte sur l’iPhone : c’est là que les données prennent tout leur sens.

L’app reste la vraie force d’Ultrahuman, et la nouvelle version la rend encore plus lisible. Tout part d’une sphère animée au centre de l’écran, avec trois scores en dessous : sommeil, récupération, mouvement. Juste au-dessus, un bandeau en direct affiche ton pouls, ton niveau de stress et tes pas du jour.

Écran d'accueil de l'app Ultrahuman avec les scores de sommeil, récupération et mouvement, et les actions recommandées

Ce qui fait la différence, c’est que l’app ne se contente pas de te donner des chiffres : elle les traduit. Un matin, elle m’annonce que mon sommeil profond est revenu. Le lendemain, elle m’explique que le stress s’est prolongé dans ma nuit, que ma variabilité cardiaque est tombée à 48 ms, et me conseille d’éviter l’entraînement intense et de marcher 20 minutes à la place. C’est concret, c’est daté, et c’est exactement ce qui manque encore à l’app Santé d’Apple, qui te laisse seul face à tes données.

Même logique dans le détail du sommeil : heure de coucher et de lever, temps de sommeil effectif contre temps passé au lit, répartition entre sommeil profond, léger et paradoxal, part de sommeil réparateur, et même le moment où ta fréquence cardiaque a atteint son point bas dans la nuit. Côté récupération, chaque facteur est comparé à ta propre référence : pouls au repos, température de la peau, variabilité cardiaque face à ta moyenne sur sept jours. Tu sais immédiatement ce qui tire ton score vers le haut ou vers le bas.

Écrans sommeil et récupération de l'app Ultrahuman : phases de sommeil, facteurs de récupération et variabilité cardiaque

Il y a aussi ces petits outils qui finissent par devenir des réflexes. Un compte à rebours t’indique l’heure limite pour ton dernier café, pour qu’il ne déborde pas sur ta nuit. L’écran mouvement compare ton nombre de pas à celui de la population générale. Et l’onglet Longévité calcule un « Ultra Age », ton âge biologique estimé, à partir de l’âge de ton pouls, de ton cerveau et de ta VO2 max. Sans filtre : chez moi, il est supérieur à mon âge réel, et l’app me dit clairement sur quoi travailler.

Écrans mouvement et longévité de l'app Ultrahuman : pas du jour, contributeurs au score et Ultra Age

Ultrahuman annonce enfin qu’une partie de l’analyse tourne désormais directement sur l’appareil, ce qui permet de garder l’app utilisable même sans réseau.

Côté abonnement, l’essentiel reste gratuit : sommeil, récupération, mouvement, accès à toutes tes données. Certains PowerPlugs et analyses avancées sont payants, mais rien d’obligatoire. Face à Oura et son abonnement mensuel, l’argument tient toujours.

Autonomie et boîtier : le vrai saut de génération

Ce qui m’a vraiment surpris, c’est l’autonomie. Ultrahuman annonce environ 12 jours dans le mode le plus complet et plus de 15 jours dans le mode économe, là où la Ring AIR tourne entre 4 et 6 jours. Je n’ai pas encore bouclé un cycle complet sans interruption, pannes obligent, mais ce que je vois depuis qu’elle refonctionne va clairement dans ce sens.

Ultrahuman Ring PRO posée sur son boîtier de charge fermé
La Ring PRO et son boîtier de charge. Un format compact, qui se glisse dans n’importe quelle poche de sac.

LoKan, qui la porte depuis mars, a mesuré ce que ça donne sur la durée :

Mon chiffre réel est onze jours, dans un usage exigeant, et c’est déjà excellent.

LoKan.fr

Onze jours en usage intensif, c’est presque le double de ce qu’Ultrahuman annonce pour l’AIR. Et c’est ça qui compte : une bague connectée n’a de valeur que si elle reste au doigt. Chaque recharge oubliée, c’est un trou dans tes données.

Gros plan sur l'Ultrahuman Ring PRO posée sur son boîtier de charge
Même sobriété pour le boîtier que pour la bague : du gris, du noir, aucune fioriture.

Le boîtier de charge enfonce le clou. La bague s’y fixe par aimant, et il embarque sa propre batterie : jusqu’à 45 jours d’autonomie cumulée selon Ultrahuman. Il se recharge en USB-C ou sur un chargeur Qi, et il intègre un haut-parleur pour le retrouver depuis l’app. Tu pars quelques jours, tu le glisses dans ton sac, et la question de la batterie disparaît. Seul regret : pas d’intégration au réseau Localiser d’Apple.

Boîtier de charge Ultrahuman ouvert avec la Ring PRO fixée sur son support
Boîtier ouvert, la bague se fixe par aimant sur son support central. Tu refermes, et elle se recharge.
Boîtier de charge Ultrahuman ouvert et vide, avec son support de charge magnétique
Sans la bague, on voit le support de charge magnétique. Selon Ultrahuman, il est le même quelle que soit la taille de ta bague.

Ring PRO ou Ring AIR ?

La Ring AIR reste une excellente porte d’entrée : plus légère, 120 € moins chère, et la même app. Si tu l’as déjà et qu’elle te suffit pour le sommeil, rien ne presse.

Si tu en as marre de la recharger tous les trois ou quatre jours, si tu voyages souvent ou si tu veux un suivi sans trou, la PRO est une vraie évolution. Ultrahuman propose aussi une offre de reprise de l’ancienne bague, dont les conditions varient : vérifie le montant au moment de commander.

Verdict : faut-il acheter la Ring PRO ?

Oui, clairement. La Ring PRO est un excellent outil pour suivre tes données de santé et de sport. Fabrication haut de gamme, données fiables, autonomie qui enterre la concurrence, et toujours pas d’abonnement obligatoire. Si tu cherches une bague connectée aujourd’hui, c’est celle que je te recommande.

Mais je ne vais pas faire comme si ces quinze jours n’avaient pas existé. Une bague à 499 € dont les données disparaissent au bout d’une journée, ça m’a vraiment dérangé, même si la bague elle-même n’y était pour rien. Le support a été présent et réactif, il a réglé le problème, et Ultrahuman a fini par m’en expliquer la cause. C’est tout ce que je demandais. Mon conseil : achète-la, et si elle fait des siennes dans les premiers jours, écris tout de suite au support en listant ce que tu as déjà essayé.

La suite arrive dans un ou deux mois : je la mettrai face à mon Apple Watch, et l’app Ultrahuman face à l’app Santé d’Apple. Avec du vrai recul, cette fois.

Ultrahuman Ring PRO au doigt et Apple Watch Ultra au poignet
Ring PRO au doigt, Apple Watch Ultra au poignet : le duo que je mettrai face à face dans quelques semaines.

Si cet article t’a été utile, n’hésite pas à me le dire en commentaire.

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