Il y a quelque chose de paradoxal à acheter un MacBook Air, à apprécier son design, la finesse de son châssis en aluminium, sa couleur, puis à faire exactement ce qu’Apple n’avait pas prévu. Le recouvrir.
Et pourtant, je le fais.
Mon MacBook Air a un skin. Ma Kindle aussi. Mon iPad Pro depuis peu également. Quand je regarde les appareils que j’utilise vraiment au quotidien, je me rends compte que j’ai presque toujours envie, à un moment ou à un autre, de les personnaliser.
Pas forcément pour les rendre plus beaux. C’est justement là que ça devient intéressant.
Sommaire
- Un MacBook est peut-être plus beau sans rien
- Ils en fabriquent des millions. Celui-là est le mien.
- La Kindle m’a fait comprendre que ce n’était pas une histoire d’Apple
- La perfection d’un Apple Store n’est pas celle de mon bureau
- Je ne cherche pas forcément à les rendre plus beaux
- Ce n’est pas pour tout le monde
Un MacBook est peut-être plus beau sans rien
Soyons clairs. Apple sait dessiner un ordinateur.
Un MacBook Air qui sort de sa boîte n’a besoin de rien. Il est même plus élégant comme ça. Un morceau d’aluminium parfaitement usiné, un logo Apple, terminé.
Pendant longtemps, j’aurais pu considérer qu’ajouter quoi que ce soit dessus revenait à gâcher le travail des designers. Sauf qu’il y a une différence entre regarder un bel objet et vivre avec lui.
Quand j’achète un MacBook, il ne reste pas posé sur une table pour que je puisse admirer son design. Je vais passer des centaines d’heures devant. Je vais travailler avec, l’emmener partout, le poser sur n’importe quel bureau.
Au bout d’un moment, je n’ai plus envie d’utiliser un MacBook Air.
J’ai envie d’utiliser mon MacBook Air.

La différence paraît minuscule. Pour moi, elle ne l’est pas.
Ils en fabriquent des millions. Celui-là est le mien.
C’est la vraie raison pour laquelle j’utilise des skins.
Sur mes trois appareils, ceux que j’utilise viennent de Gelaskins. La marque existe depuis longtemps, propose énormément de designs et permet de transformer l’apparence d’un appareil sans lui ajouter l’épaisseur d’une coque.

C’est exactement ce que je cherche. Modifier l’objet sans le dénaturer.
Bien sûr, il y a aussi la protection. Une rayure arrivera beaucoup moins facilement avec une couche supplémentaire dessus. Et si tu aimes revendre tes appareils en excellent état, ce n’est pas anodin.

Mais si mon seul objectif était de protéger mon MacBook, je pourrais acheter une coque. Ce n’est pas ce que je cherche.
Le skin Gelaskins modifie suffisamment l’objet pour qu’il devienne différent, sans le transformer. Le Mac conserve sa finesse, son format, son poids et son fonctionnement. Mais lorsque je le pose au milieu de cinq autres MacBook Air, je sais immédiatement lequel est le mien.
Et j’aime ça.

On utilise aujourd’hui des appareils incroyablement standardisés. C’est même une partie de leur force. Un iPhone acheté à Paris est exactement le même que celui acheté par quelqu’un à New York. Un MacBook Air sort d’une chaîne de production par millions d’exemplaires pratiquement identiques.
C’est formidable industriellement. C’est beaucoup moins personnel.
La Kindle m’a fait comprendre que ce n’était pas une histoire d’Apple
J’aurais pu mettre ça sur le compte de mon rapport aux produits Apple. J’en utilise beaucoup et je passe beaucoup trop de temps à parler de cette entreprise.

Sauf que ma Kindle a subi exactement le même sort.
Sur une liseuse, le rapport à l’objet est encore différent. Une Kindle n’est pas un objet que j’admire pour son design. C’est avant tout une porte d’entrée vers autre chose. Une fois le livre ouvert, l’appareil doit presque disparaître.
Pourtant, j’ai eu envie de la personnaliser.
C’est là que j’ai compris que le sujet n’était pas le MacBook, ni Apple, ni même Gelaskins.

C’est notre rapport aux objets qu’on utilise quotidiennement.
Une liseuse, un ordinateur ou un téléphone sortent d’usine parfaitement identiques à des millions d’autres exemplaires. Mais celui que tu as dans les mains va progressivement accompagner une partie de ta vie.
Alors pourquoi devrait-il rester exactement comme lorsqu’il est sorti de sa boîte ?
La perfection d’un Apple Store n’est pas celle de mon bureau
Il suffit d’entrer dans un Apple Store pour comprendre la philosophie.
Tout est parfaitement aligné. Les Mac sont ouverts selon le même angle. Les câbles disparaissent autant que possible. Rien ne dépasse. Rien n’est personnel.
Et c’est magnifique.
Mais je n’habite pas dans un Apple Store.
Sur un vrai bureau, il y a des objets et des habitudes. Parfois du bazar. On déplace les choses. On ajoute un sticker. On change un fond d’écran. On pose un skin.
Un appartement conçu par un architecte peut être spectaculaire lorsqu’il est complètement vide. Pourtant, quand quelqu’un vient y vivre, il ajoute ses meubles et ses photos, tout un tas de choses qui n’étaient pas prévues sur les rendus 3D.
Il devient un peu moins parfait. Mais il devient chez lui.
Je vois mes appareils de la même manière.
Je ne cherche pas forcément à les rendre plus beaux
C’est peut-être le point le plus important.
Je ne suis même pas certain de trouver mon MacBook Air plus beau avec son skin.
Si tu posais devant moi deux MacBook Air neufs, l’un nu et l’autre recouvert, il est tout à fait possible que je trouve le premier plus élégant. Mais si tu me demandais lequel j’ai envie d’utiliser tous les jours, je choisirais le second.
Je ne cherche pas seulement à posséder un bel objet. Je veux me l’approprier.
Et ça passe parfois par quelque chose d’aussi bête qu’un morceau de vinyle collé sur son capot.
Ce n’est pas pour tout le monde
Je comprends parfaitement quelqu’un qui refuse catégoriquement de mettre quoi que ce soit sur son MacBook.
Il y a même quelque chose de logique à se dire qu’après avoir payé cher pour un ordinateur dont une partie du prix vient de la qualité de fabrication et du design, ce serait dommage de le cacher.
Je pourrais difficilement prétendre que cet argument est mauvais. Et je n’ai aucune envie de te convaincre de faire pareil.
Ce n’est pas un guide expliquant pourquoi tu devrais acheter un skin. Ce n’est même pas vraiment un article sur les skins.
C’est simplement quelque chose que j’ai remarqué dans ma manière d’utiliser la technologie.

J’aime les beaux produits et le soin apporté à leur design. J’aime sortir un nouvel appareil de sa boîte et le découvrir exactement comme son constructeur l’a imaginé.
Puis, progressivement, j’aime qu’il arrête d’être celui du constructeur. Qu’il devienne le mien.

Apple peut fabriquer des millions de MacBook Air parfaitement identiques. Celui qui est sur mon bureau n’a pas besoin de le rester.
Les skins que tu vois sur les photos
Même artwork sur les trois appareils, le « San Francisco » du studio pixel art eBoy. Pour mon MacBook Air, c’est le San Francisco MacBook Skin. Pour mon iPad Pro 12,9 pouces 2020, le San Francisco iPad Skin. Pour ma Kindle, le San Francisco Kindle Skin.
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