
Apple Santé collecte. Classe. Affiche. Et c’est à peu près tout. Tu as des graphiques partout, des données dans tous les sens, mais zéro contexte, zéro corrélation, zéro conseil actionnable. Ta fréquence cardiaque au repos a baissé cette semaine, c’est bien ou c’est mal ? Tu as dormi 6h30, ça explique pourquoi tu t’es traîné à l’entraînement ? Apple ne répond pas. Bevel, lui, essaie.
J’utilise Bevel depuis un moment déjà et j’en avais fait un test complet en décembre dernier. La version 3.0 sortie cette semaine, c’est pas une mise à jour ordinaire. C’est un cap franc. Trois nouveautés majeures qui changent vraiment ce que l’app peut faire pour toi.
Bevel Intelligence V2 : enfin une IA qui se souvient de toi
L’ancienne version de Bevel Intelligence avait un problème fondamental : chaque conversation repartait de zéro. L’IA ne se souvenait pas de tes objectifs, de tes habitudes, de tes préférences. C’était une IA sans mémoire — intelligente sur le moment, inutile sur la durée.
La V2 change ça. Un système de stockage persistant remplace l’ancienne mémoire volatile. L’IA retient maintenant tes objectifs, tes historiques de plans d’entraînement, tes préférences alimentaires. Tu peux lui décrire ce que tu as mangé en langage naturel — « j’ai mangé des pâtes avec du saumon et une salade » — et elle intègre ça dans ton suivi calorique sans te forcer à scanner chaque ingrédient.
Mais la vraie nouveauté, c’est que l’IA accède maintenant à l’ensemble de tes données Santé pour répondre à des questions précises. Tu lui demandes « pourquoi je dors mal ces dernières semaines ? » — elle croise ton sommeil, ton activité physique, ton stress, ta nutrition sur la période, et elle te donne une analyse. Pas une réponse générique Wikipedia. Une réponse basée sur tes propres données.

Ça fait plusieurs jours que je teste Bevel Intelligence V2 et les réponses sont vraiment pertinentes. Ayant accès à l’ensemble de mes données santé récupérées sur plusieurs applications différentes, l’IA a une vue d’ensemble complète, et ça se ressent dans la qualité des réponses. Exemple concret : je perdais du poids depuis quelques jours alors que je suis plutôt dans une phase où je devrais prendre de la masse. Bevel m’a expliqué pourquoi en croisant mes données d’alimentation, et il m’a donné des pistes concrètes pour remédier à ça. Pas de la théorie. Du concret, basé sur mes données.
Quelques bémols quand même à noter : au lancement de la 3.0, les réponses étaient parfois lentes, les serveurs de Bevel ont clairement été pris d’assaut dès les premières heures. Et certaines suggestions manquent encore de précision : l’IA peut te recommander un entraînement en zone tempo sans te détailler le découpage de la séance. C’est perfectible, mais la direction est clairement la bonne. La fonctionnalité qui manque le plus ? Pouvoir envoyer directement les séances générées vers l’app Exercice de l’Apple Watch. Ce serait le chaînon manquant pour en faire un vrai coach complet.
L’âge biologique : le chiffre qui pique

C’est la nouveauté la plus sexy de cette version 3.0. Chaque lundi, Bevel calcule ton âge biologique à partir d’un mois de données regroupées en cinq catégories : sommeil, activité, forme physique, style de vie et analyses sanguines.
La distinction que fait Bevel est importante : ce n’est pas une comparaison à la moyenne de ta tranche d’âge. C’est une comparaison à un profil de santé optimal. Si ton âge biologique est inférieur à ton âge réel, ton corps vieillit plus lentement que la norme. Si c’est l’inverse, Bevel te le dit clairement, et surtout, il te dit pourquoi.
C’est cette transparence qui rend le chiffre utile. Bevel ne te balance pas juste un score et bonne chance. Il te montre ce qui tire le résultat vers le haut et ce qui le plombe. Le chiffre en lui-même n’est pas le plus intéressant. Ce qui compte, c’est de comprendre pourquoi il bouge. Le calcul intègre qualité et régularité du sommeil, temps dans les différentes zones de fréquence cardiaque, séances de renforcement musculaire, VO2 Max, fréquence cardiaque au repos, masse maigre, nutrition, consommation d’alcool et biomarqueurs sanguins si disponibles.
Bevel m’a donné 43,5 ans, soit quasiment 3 ans et demi de moins que mon âge réel. Ce qui me semble cohérent pour quelqu’un qui fait du sport tous les jours de la semaine. Est-ce que les données sont totalement exploitables à ce stade ? Pas sûr à 100%, c’est une estimation, pas un diagnostic médical. Mais la corrélation avec ce que je ressens au quotidien est là, et c’est déjà une bonne base pour travailler sur les bons leviers.

Les analyses sanguines : le vrai game changer
C’est la fonctionnalité qui change le plus profondément ce qu’est Bevel. Tu peux maintenant uploader directement dans l’app tes résultats d’analyses sanguines, le PDF de ton labo, tes dernières prises de sang, tes bilans médicaux. L’extraction est automatique : Bevel lit le document, identifie les biomarqueurs, bilan lipidique, vitamines, hormones, glycémie, hématologie, et les associe directement à ton onglet Biologie.
De là, deux choses se passent. Tes biomarqueurs sanguins entrent dans le calcul de ton âge biologique, ce qui lui donne une précision qu’aucune donnée de montre ne peut atteindre seule. Et Bevel Intelligence peut les analyser en contexte, tu lui montres ton taux de fer, elle le croise avec ta fatigue des dernières semaines. Tu lui montres ta glycémie, elle la croise avec tes habitudes nutritionnelles. C’est la même logique qu’UltraHuman avec Blood Vision, mais intégré directement dans l’app. C’est plus qu’un tracker. C’est un dossier de santé actif.

Je n’ai pas fait d’analyses sanguines récemment, donc ce n’est pas des données que j’ai encore pu importer. Mais c’est quelque chose que je prévois de faire dans les prochaines semaines pour croiser encore plus de données. Je ferai un retour détaillé une fois que c’est fait.
Le modèle économique change, et c’est normal
Bevel est passé payant pour les fonctions avancées. L’app reste gratuite en téléchargement, mais Bevel Intelligence, l’âge biologique et les dossiers santé nécessitent un abonnement.
J’étais déjà abonné Bevel Pro depuis un moment à 6,99€ par mois — un tarif qui ne changera pas pour moi jusqu’à fin d’année, date à laquelle les prix vont augmenter. Honnêtement ? C’est justifié. Une IA qui analyse tes données de santé, se souvient de toi dans le temps, lit tes bilans sanguins et te donne des conseils personnalisés, ça coûte quelque chose à faire tourner. Je préfère payer pour un service qui m’apporte de la valeur plutôt qu’utiliser un truc gratuit qui revend mes données de santé. Le choix est vite fait.
Ce modèle payant a d’ailleurs un autre effet : Whoop a attaqué Bevel en justice en avril 2026, estimant que l’app empiétait sur son territoire. La meilleure preuve que Bevel est devenu une menace sérieuse pour les acteurs établis du marché du fitness connecté.
Ce que Bevel 3.0 change vraiment
Apple Santé ne va pas changer. Elle va continuer à collecter sans expliquer, à afficher sans analyser, à stocker sans agir. Ce n’est pas une critique, c’est un choix produit délibéré d’Apple, qui préfère laisser l’écosystème faire le travail. Apple aurait pourtant un intérêt certain à racheter une app comme Bevel. Mais ça n’a pas l’air d’être dans les tuyaux — et iOS 27 promettrait quelques améliorations sur ce terrain, à voir ce que ça va donner.

En attendant, Bevel fait ce travail mieux que n’importe quelle autre app sur iOS en ce moment. L’IA qui se souvient de toi. L’âge biologique actionnable. Les analyses sanguines intégrées. C’est exactement ce qu’on attendait d’une application santé moderne, pas un tableau de bord de plus, mais un outil qui transforme les données en décisions.
Tu as un iPhone. Bevel 3.0 te dit enfin ce que toutes ces données signifient.
Bevel a encore pas mal de fonctionnalités dans les tiroir, vous pouvez les voir ici
Et vous pouvez bien sûr, retrouver l’App Bevel ici sur l’AppStore.
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